Depuis 2018, l’obligation de faire homologuer tout véhicule aménagé pour l’obtention de la carte grise s’applique à la majorité des cas, mais certaines configurations échappent toujours à cette règle. Les services préfectoraux rejettent régulièrement des dossiers pour vice de forme ou absence d’attestation VASP, alors que d’autres véhicules circulent aussi en catégorie CTTE, malgré un aménagement complet.
La distinction entre VASP et CTTE ne dépend ni du type de véhicule, ni du niveau d’aménagement, mais repose sur une lecture stricte de critères techniques et administratifs. Les conséquences sur l’assurance, la fiscalité et le contrôle technique varient fortement selon le choix opéré.
Comprendre la différence entre VASP et CTTE pour un van aménagé
Choisir entre VASP et CTTE pour la carte grise d’un van aménagé, ce n’est pas cocher une case anodine sur un formulaire. Derrière ces acronymes, deux visions s’affrontent. VASP, c’est la reconnaissance officielle d’un espace de vie sur roues, validé par les autorités après examen en règle. CTTE désigne un utilitaire, même si l’intérieur a été transformé avec soin, qui demeure administrativement un véhicule destiné au transport de marchandises.
Les critères qui font la différence sont précis. Voici ce qui distingue concrètement les deux statuts :
- VASP : l’aménagement est permanent, avec banquette convertible, coin cuisine fixe, rangements intégrés. L’homologation auprès de la DREAL ou d’un organisme agréé est obligatoire pour l’obtenir.
- CTTE : l’aménagement reste amovible, sans installation fixe. Le fourgon garde sa carte grise utilitaire classique.
Ce choix n’est pas neutre. La conformité au contrôle technique en dépend, tout comme la reconnaissance de l’usage pour les loisirs. Un fourgon aménagé classé VASP rassure les assureurs et facilite la revente, car son aménagement est transparent et validé. À l’opposé, un CTTE avec des aménagements non déclarés expose à des refus d’assurance ou à des complications lors de contrôles, si le véhicule aménagé ne correspond plus à ce qui est indiqué sur les papiers.
Certains bricoleurs préfèrent encore opter pour la carte grise CTTE, attirés par la simplicité des démarches. Mais il faut garder à l’esprit que chaque passage au contrôle technique devient alors un exercice d’équilibriste, avec le risque de se voir recalé dès qu’un élément d’aménagement paraît trop permanent.
Pourquoi l’homologation VASP change tout pour votre véhicule
Faire homologuer son van en VASP, ce n’est pas seulement obtenir une nouvelle carte grise. C’est franchir une étape décisive, qui modifie le statut du véhicule et la tranquillité du propriétaire. Dès que le fourgon rejoint la catégorie des véhicules automoteurs spécialement aménagés, tout change. Avec une carte grise VASP, l’aménagement devient officiel : le véhicule respecte les normes en vigueur, il peut rouler et être assuré comme tel.
L’homologation passe forcément par la DREAL, parfois avec l’appui de Qualigaz ou Véritas, qui testent chaque point : ventilation, réseau de gaz, installation électrique, solidité des ancrages, évacuation des eaux. Quand le certificat de conformité tombe, le van accède à un autre statut : habitable, sécurisé, et reconnu comme tel.
Côté assurance, tout se simplifie. Un van VASP peut être couvert sur mesure, selon son usage, et le propriétaire n’a plus à craindre qu’un sinistre ne soit pas pris en charge. Même logique pour le contrôle technique. Le véhicule passe un examen spécifique, adapté à son aménagement, tous les deux ans. Inutile de masquer ou de démonter quoi que ce soit.
Sur le marché de l’occasion, la différence se voit immédiatement. Un van homologué VASP inspire confiance, son historique est limpide. Les démarches pour homologuer un véhicule aménagé peuvent sembler fastidieuses, mais elles garantissent une sérénité sans égale sur la durée.
Quelles démarches entreprendre pour obtenir la carte grise adaptée à son van aménagé ?
Obtenir une carte grise adaptée à un van aménagé demande de suivre une procédure rigoureuse. Dès lors que le fourgon comprend un aménagement complet, couchage fixe, cuisine, rangements intégrés, il faut passer par la réception à titre isolé (RTI) auprès de la DREAL. C’est le passage obligé pour l’homologation.
Prenez le temps de monter un dossier technique complet : plans, notices précises, schémas électriques, certificats de conformité pour le gaz (Qualigaz) ou l’électricité (Véritas si besoin). Chaque élément, du meuble au système d’aération, doit répondre aux standards français.
Après dépôt du dossier, la DREAL vérifie le véhicule en personne : ventilation, sécurité, points de fixation, gaz, tout est inspecté. Si tout est conforme, l’attestation est délivrée. Ce document permet ensuite de demander la carte grise VASP auprès de l’ANTS.
Les étapes à respecter sont claires :
- Préparer le dossier technique
- Obtenir les certificats nécessaires (Qualigaz, Véritas)
- Présenter le véhicule à la DREAL pour la RTI
- Recevoir l’attestation de conformité
- Faire la demande de certificat d’immatriculation VASP
La VASP carte grise devient alors la preuve officielle que le van aménagé est conforme à la réglementation. Cette démarche, très encadrée, permet de rouler sereinement, avec un véhicule reconnu et assurable. Chaque étape compte : il ne suffit pas d’être bricoleur, il faut jouer la carte de la rigueur.
Avantages et limites du passage en VASP : ce qu’il faut savoir avant de se lancer
Demander une carte grise VASP pour un van aménagé, c’est obtenir une reconnaissance officielle de l’habitat mobile. Ce statut garantit une assurance spécifique, des garanties solides et une sérénité pour le propriétaire. Pour le contrôle technique, la situation est limpide : un van homologué VASP passe un examen adapté à ses équipements, sans ambiguïté. Les professionnels le savent : ce classement évite bien des surprises le jour du contrôle.
Le statut VASP facilite aussi la vie sur la route. De nombreuses aires de camping ou parkings n’acceptent que les véhicules arborant la mention VASP sur la carte grise. Un fourgon resté en CTTE peut se retrouver bloqué à l’entrée, ou subir un contrôle routier peu agréable. Avec le VASP, voyager devient plus simple, sans crainte d’être recalé pour une histoire de papiers.
Mais le choix comporte aussi sa dose de contraintes. La procédure d’homologation demande du temps, un budget conséquent et parfois des compétences techniques. Entre les certificats Qualigaz, les rendez-vous à la DREAL et le respect des normes, la patience est de mise. Enfin, le passage en VASP peut avoir un effet sur la fiscalité (taxe sur la carte grise, écotaxe éventuelle) et sur la revente : certains cherchent encore des véhicules en CTTE pour un usage professionnel ou polyvalent.
| Avantages | Limites |
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Choisir le VASP, c’est s’engager pour la tranquillité et la conformité. Mais il faut s’y préparer, étape par étape, sans précipitation. Sur la route, le statut fait la différence : à chacun de décider sur quel terrain il veut camper.


